Le supplément thématique Focus Sécurité 360, publié par Smart Media le 28 septembre 2026, consacre vingt-huit pages à la sécurité en Suisse. Protection des données, intelligence artificielle, infrastructures critiques, sécurité des PME, protection incendie, prévention routière : l’essentiel du cahier parle de systèmes et d’entreprises.

Une page y parle de votre domicile. C’est la page 7, et c’est celle d’Edgward, sous le titre « Une patrouille de sécurité chez vous, en un clic ». Elle pose une question que personne ne pose jamais à voix haute : pourquoi, en 2026, faut-il encore une installation et un engagement de plusieurs années pour qu’un professionnel passe vérifier chez vous ?

Cet article développe cette question. Elle mérite mieux qu’une page de supplément.

Le décalage, en deux situations

Prenez deux cas très ordinaires.

Vous partez quinze jours. Vous aimeriez qu’un professionnel passe deux ou trois fois, vérifie la porte, les volets, le courrier. Pour l’obtenir, le circuit habituel vous propose un contrat de ronde avec une entreprise de sécurité, pensé pour des sites qu’on surveille toute l’année, pas pour quinze jours de vacances.

Ou alors vous avez installé des caméras vous-même. Une notification vous réveille à 2 heures du matin : il y a quelqu’un dans le jardin. Vous regardez l’image depuis votre lit. Et il ne se passe rien, parce qu’une caméra filme mais ne fait venir personne.

Entre les deux, il y a la solution classique : la centrale d’alarme posée par un installateur, reliée à un contrat de télésurveillance. Elle fonctionne, mais elle suppose plusieurs milliers de francs de matériel et un engagement de plusieurs années auprès d’un seul prestataire, décidé le jour de la signature pour toute la durée du contrat.

Trois réponses, aucune qui corresponde à ce que les gens font réellement : avoir besoin d’une présence professionnelle à un moment précis, et la commander à ce moment-là.

Pourquoi le secteur en est arrivé là

Ce n’est pas un défaut de volonté, c’est un héritage. La sécurité privée s’est construite pour des clients professionnels : des sites industriels, des commerces, des banques, des chantiers. Pour eux, le contrat pluriannuel a du sens, parce que le besoin est permanent et planifiable.

Ce modèle a ensuite été vendu tel quel aux particuliers, avec deux conséquences que l’on paie encore.

La première est le matériel comme verrou. L’installation facturée au départ n’est pas seulement un équipement, c’est ce qui vous rend captif : une fois la centrale posée et paramétrée, changer de prestataire devient coûteux, donc on ne change pas.

La seconde est l’unicité du fournisseur. Vous signez avec une entreprise, et vous dépendez de la disponibilité de ses seules équipes, quelle que soit la distance entre son agent le plus proche et votre maison ce soir-là.

Pendant ce temps, tout le reste est passé à la demande. On commande un repas, un taxi, un livreur, un déménageur, un électricien en quelques minutes depuis un téléphone. La sécurité physique est l’un des derniers services du quotidien à être resté à l’âge analogique.

C’est le constat que pose Daniel Barouch, fondateur d’Edgward, dans le supplément : « La sécurité physique est restée en décalage avec la technologie et avec la manière dont on consomme aujourd’hui. » Il parle d’un terrain qu’il connaît : une vingtaine d’années dans la sécurité, security manager au World Economic Forum, responsable de dispositifs réunissant chefs d’État et personnalités exposées, et aujourd’hui à la tête de DBA Sécurité, qui accompagne institutions, entreprises et communes.

Ce que les gens demandent réellement

Le constat du terrain est plus simple que les offres du marché. Les gens ne veulent pas une alarme de plus. Ils veulent décider eux-mêmes du moment où quelqu’un passe, et garder la main.

« Beaucoup de gens installent aujourd’hui eux-mêmes leur alarme ou leurs caméras », observe Daniel Barouch. « Ce qui leur manque, c’est de pouvoir commander une patrouille quand ils le décident, en gardant la main sur leur sécurité. »

C’est exactement ce que fait la plateforme : elle met en relation, en temps réel, les habitants et un réseau d’entreprises de sécurité partenaires, en privilégiant la patrouille la plus proche. Vous choisissez selon vos critères, la proximité, le prix, ou l’entreprise que vous préférez. Vous suivez l’opération en direct et vous recevez un rapport détaillé après le passage. Le détail du déroulé est ici.

La densité du réseau partenaire remplace la promesse d’un chrono : plus il y a d’entreprises partenaires sur un territoire, plus la patrouille disponible la plus proche est réellement proche.

Ce que ça change sur la facture

C’est la différence la plus concrète, et celle dont on parle le moins.

Le modèle classiqueÀ la demande
Mise en routeMatériel et installation, de 3000 à 7000 francsRien à installer
EngagementContrat pluriannuelSans engagement, premier mois offert
AbonnementSelon le contrat signéDès 15 francs par mois
InterventionSelon le contrat signéEntre 100 et 170 francs, à l'acte
Qui se déplaceLes équipes du prestataire signataireL'entreprise partenaire disponible la plus proche, choisie par vous
Qui déclencheLe système d'alarmeVous, quand vous le décidez, ou votre alarme, ou une alerte caméra

Autrement dit, la dépense se déplace. Elle ne part plus dans un équipement amorti sur des années, mais dans le passage lui-même, au moment où il sert. Pour un ménage qui a besoin de deux ou trois interventions par an, l’écart est considérable. Le détail des tarifs est sur la page particuliers.

Ce que ça ne remplace pas

Un article qui ne dirait que du bien de son propre service serait une publicité. Voici donc les limites, telles que nous les expliquons à nos utilisateurs.

Ça ne remplace pas la police. Pour une infraction en cours, une intrusion constatée, une menace sur des personnes, le numéro reste le 117. Un agent de sécurité privé n’a pas les prérogatives d’un policier. Nous avons détaillé cette répartition des rôles dans un article dédié.

Ça ne remplace pas une porte solide. Aucune patrouille ne compense une serrure faible, une fenêtre basculée ou un logement visiblement inoccupé. La dissuasion commence par le bâti, et nous le détaillons ici.

Ça ne remplace pas votre alarme, si vous en avez une. Les deux se complètent : l’alarme détecte, Edgward s’occupe de la levée de doute sur place, sans faire doublon avec votre installation existante.

Et ça ne dispense pas de la vigilance de quartier. Les réseaux de cambrioleurs opèrent par vagues géographiques, et l’information locale reste l’une des meilleures protections. C’est pourquoi le module d’alertes de sécurité est 100% gratuit, indépendamment de tout abonnement.

Le signal qui vient des communes

Le passage le plus intéressant de cette page 7 n’est peut-être pas celui sur le prix, mais celui sur les mairies. La plateforme compte aujourd’hui plus de 2500 utilisateurs dans les cantons romands, et plusieurs communes ont choisi de financer l’accès pour leurs habitants, à commencer par Soral.

« Quand une commune décide de financer l’accès à notre plateforme pour sa population, cela dit l’essentiel : la sécurité de proximité n’est plus un luxe, c’est en train de devenir un service de base. »

C’est sans doute la vraie réponse à la question du titre. Si une patrouille devant chez vous suppose encore un contrat de plusieurs années, ce n’est pas parce que le besoin est rare ou réservé à quelques-uns. C’est parce que le secteur a mis du temps à se poser la question. Les communes, elles, se la posent déjà.

« Une patrouille de sécurité chez vous, en un clic », brandreport Edgward, Focus Sécurité 360, un supplément thématique de Smart Media, 28 septembre 2026, page 7. Retrouvez nos autres apparitions dans la presse sur notre espace presse.