Installer ses caméras de surveillance soi-même n’a jamais été aussi accessible. Les kits vendus en grande surface ou en ligne se posent en une après-midi, sans électricien ni abonnement obligatoire. Bien fait, un montage protège efficacement un logement ou un commerce pour quelques centaines de francs. Mais quelques erreurs de débutant peuvent rendre l’ensemble inutile le jour où vous en aurez besoin. Voici comment vous y prendre, étape par étape, en Suisse romande.
DIY, ça veut dire quoi ? DIY vient de l’anglais Do It Yourself, « faites-le vous-même ». Appliqué à la vidéosurveillance, cela désigne tout le matériel conçu pour être posé et configuré par le particulier, sans passer par un installateur professionnel : on achète le kit, on le fixe, on le règle depuis une application sur son téléphone. C’est simple, économique, et à la portée de tout le monde à condition de respecter quelques principes.
Cet article part du principe que vous avez déjà choisi votre matériel. Si ce n’est pas encore le cas, commencez par notre guide comment choisir sa caméra de surveillance.
1. Placez vos caméras avant de percer
C’est l’étape que tout le monde bâcle, et c’est la plus importante. Avant de sortir la perceuse, repérez les points d’entrée à couvrir en priorité : porte principale, portail, allée, porte de garage, fenêtres accessibles depuis l’extérieur. Une caméra bien placée sur un point d’entrée vaut mieux que trois caméras qui filment le vide.
Quelques règles simples :
- En hauteur, hors de portée d’un bras (autour de 2,5 à 3 mètres), pour éviter qu’on la débranche ou la masque facilement.
- Orientée vers le bas, vers la zone de passage, jamais face au soleil ou à un lampadaire qui éblouirait le capteur à contre-jour.
- À couvert si possible (sous un avant-toit), pour limiter la pluie sur l’objectif et les toiles d’araignée attirées par l’infrarouge la nuit.
Astuce : posez la caméra provisoirement et regardez l’image en direct sur votre téléphone avant de fixer quoi que ce soit. Vous ajusterez l’angle en deux minutes plutôt qu’en reperçant.
2. Alimentation et réseau : filaire, batterie ou solaire
C’est le vrai point technique d’une installation DIY. Quatre cas de figure aujourd’hui :
- Caméra sur batterie et WiFi : la plus simple à poser, aucun câble. Vérifiez surtout que le signal WiFi porte jusqu’à l’emplacement. Un mur épais ou une distance de plus de 10-15 mètres suffit à couper la connexion : un répéteur WiFi règle souvent le problème.
- Caméra solaire : c’est la vraie révolution du DIY récent. Un petit panneau solaire recharge la batterie en continu, ce qui évite d’avoir à décrocher la caméra pour la recharger tous les mois. Des modèles comme la TP-Link Tapo C425 fonctionnent ainsi : posées plein sud, elles deviennent quasiment autonomes. Zéro câble, zéro tranchée, zéro entretien mensuel.
- Caméra filaire alimentée sur secteur : plus fiable, mais il faut une prise à proximité ou tirer une gaine, ce qui complique la pose.
- Système PoE (Power over Ethernet) : un seul câble réseau apporte à la fois le courant et la connexion. C’est la solution la plus stable pour plusieurs caméras, mais elle demande de tirer des câbles jusqu’à un enregistreur, souvent le passage où l’on renonce au DIY pour appeler un installateur.
Côté stockage, trois options. La carte mémoire glissée dans la caméra est la plus simple, mais elle part avec la caméra si on l’arrache. Le cloud est consultable partout mais coûte un abonnement mensuel. Enfin, un hub central (comme le hub Tapo) enregistre les images de plusieurs caméras au même endroit, à l’intérieur du logement : plus besoin de carte mémoire dans chaque caméra, et les enregistrements restent à l’abri même si une caméra est volée. Beaucoup de configurations combinent local et cloud.
3. Réglez, testez, sécurisez
Une fois posée, la caméra n’est pas encore opérationnelle. Prenez le temps de :
- Changer le mot de passe par défaut. Une caméra connectée avec le mot de passe d’usine est une porte ouverte : c’est l’une des premières choses que cherchent les logiciels malveillants.
- Régler la détection de mouvement pour éviter les fausses alertes. Une caméra qui vous notifie à chaque voiture qui passe ou à chaque branche qui bouge finit par être ignorée, et vous raterez la vraie alerte.
- Vérifier la vision nocturne en conditions réelles, de nuit : c’est là que la plupart des incidents se produisent.
- Mettre à jour le firmware depuis l’application du fabricant.
4. Ce que la loi suisse autorise (et interdit)
Point souvent ignoré, et pourtant essentiel. Que vous habitiez à Genève, dans le canton de Vaud, à Neuchâtel ou en Valais, la même règle s’applique : vous pouvez filmer votre propre propriété privée. En revanche, vous ne pouvez pas filmer :
- le domaine public (trottoir, rue, place),
- la propriété du voisin (jardin, fenêtres, entrée),
- les parties communes d’un immeuble sans l’accord des autres occupants.
Concrètement, orientez vos caméras vers vos propres accès, pas vers la voie publique ou chez le voisin. Si une zone commune est concernée, l’affichage d’un panneau signalant la vidéosurveillance et l’information des personnes filmées sont requis. En cas de doute, la protection des données prend le dessus : mieux vaut restreindre le champ de vision que risquer un litige.
Ce panneau « site sous vidéosurveillance » a d’ailleurs un double intérêt : il vous met en règle, et il dissuade. Un cambrioleur qui repère une caméra et une signalétique visible préfère souvent passer son chemin.
La caméra filme, mais elle ne se déplace pas
Votre installation est en place, bien réglée, conforme. Reste la question que le DIY ne résout pas : quand l’alerte tombe à 3 heures du matin, qui va vérifier sur place ?
C’est la limite de toute vidéosurveillance, aussi bien installée soit-elle. Une caméra enregistre et vous notifie, mais elle ne franchit pas la porte, ne fait pas fuir un intrus, ne rassure pas un voisin. Vous vous retrouvez seul devant une image suspecte, à hésiter entre vous déplacer vous-même en pleine nuit ou appeler sans savoir si c’est justifié.
C’est exactement là qu’Edgward complète votre installation DIY. Un doute, une alerte, une image suspecte sur votre application : vous commandez une intervention en quelques secondes, et un agent partenaire certifié se rend sur place pour vérifier. En Suisse romande - Genève, Vaud, Neuchâtel, Valais - nos partenaires interviennent généralement dans un délai de 10-15 minutes. Vous gardez l’installation que vous avez montée vous-même ; Edgward y ajoute la seule chose qu’une caméra ne pourra jamais faire : agir.
Concrètement, tout se passe depuis votre téléphone, sans matériel supplémentaire à installer et sans engagement. Découvrez comment ça marche, en 3 étapes →
Questions fréquentes
Peut-on installer une caméra de surveillance soi-même sans professionnel ? Oui. Les caméras dites DIY (sur batterie, solaires ou WiFi) sont conçues pour être posées et configurées par le particulier, en une après-midi, depuis une simple application. Seuls les systèmes filaires ou PoE à plusieurs caméras justifient parfois l’appel à un installateur.
Faut-il un abonnement pour une caméra de surveillance ? Non, pas obligatoirement. Avec une carte mémoire ou un hub d’enregistrement local, vous consultez vos images sans abonnement. Le cloud (payant) reste optionnel. En revanche, aucune caméra ne remplace une intervention humaine sur place : c’est le rôle d’un service comme Edgward.
Une caméra solaire fonctionne-t-elle vraiment toute l’année en Suisse ? Oui, à condition de bien orienter le panneau (plein sud, sans ombre) et de choisir un modèle avec une bonne autonomie de batterie. Même en hiver romand, quelques heures de lumière suffisent généralement à maintenir la charge.
Ai-je le droit de filmer la rue ou mon voisin ? Non. En Suisse, vous ne pouvez filmer que votre propre propriété privée. Le domaine public, la propriété du voisin et les parties communes sont exclus du champ de vos caméras.
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